Pour voir la cérémonie, cliquez ci-dessous:
Cérémonie de remise du Grand Prix d'Architecture de l'Académie des beaux arts
"Le Grand Prix national de l'architecture récompense un architecte, ou une équipe d'architectes, pour l'ensemble de son œuvre. Ce prix, relancé en 2004 et désormais remis tous les deux ans, est l'occasion de reconnaître et de faire connaître une démarche exemplaire d'architecte. Le ministre entend ainsi affirmer la place de l'architecture au sein de son ministère et mettre en valeur l'action qu'il conduit en faveur des architectes, de la création, de la recherche architecturale et urbaine et de l'enseignement."
(Extrait du site du Ministère de la Culture)
Lorsque cette année-là, Ciriani fut consulté par le Ministère --en tant qu'ancien Grand Prix-- pour donner son avis sur le grand prix en préparation, voici le courrier qu'il adressa au Ministère:
GRAND PRIX NATIONAL DE L’ARCHITECTURE 2004
REMARQUE LIMINAIRE
Je suis contre les prix en général1 du fait qu’il est impossible de garder une ligne directrice à travers le temps, que les juges vont forcément varier et avec eux les critères, et que ceux-ci ne sont pas nécessairement, ni même généralement, justes envers ceux qu’on aura écartés. Je n’approuve que rarement le choix qu’effectuent les multiples jurys d’architecture en France comme à l’étranger.
Je conteste encore davantage la validité des prix donnés à l’homme car ils fixent une qualité pour l’éternité alors que les hommes changent et partant, peuvent ne plus mériter l’excellence qu’on leur accordât un jour. A cela s’ajoute que l’architecte n’est pas seul dans l’acte de construire. Pourquoi ne serait-ce que lui qui est primé ? S’il en faut, donnons des prix aux œuvres, pas aux architectes.
Cependant, puisque le grand prix national de l’architecture existe et qu’on me demande mon avis, j’accepte de le livrer.
CRITERES
AUTRES CRITERES
PROPOSITIONS
CANDIDATS DANS L’ORDRE DE PREFERENCE :
DENISE DUHART ET JACQUES RIPAULT
Une architecture moderne sereine, sure de ses postulats. Œuvre d’une très grande qualité, autant formelle que fonctionnelle, sérieuse et importante, pouvant servir d’exemple et de repère pour une jeunesse architecturale soumise aux turbulences actuelles.
MICHEL KAGAN
L’architecte le plus doué de sa génération. Son œuvre, sans concessions, frappe par sa virtuosité et sa logique interne. Son aura comme enseignant contribue à faire de lui un candidat complet.
PIERRE LOUIS FALOCI
L’architecte français le plus cultivé, son œuvre rend hommage à l’homme civilisé et à l’histoire moderne de l’architecture.----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
"Le Grand Prix d'Architecture de l'Académie des beaux-arts (Prix Charles Abella) 2021 a été attribué à l'architecte Henri Ciriani. Ce Prix lui sera remis le mercredi 8 décembre 2021 sous la Coupole du Palais de l'Institut"
Pour consulter l'enregistrement de la séance sur le canal You Tube de l'Académie Cliquez ici
Pour consulter le tweet de l'Académie Cliquez ici
Le communiqué de presse de l'Académie:
A voir également le tweet de la Cité de l'Architecture
Pour le consulter Cliquez ici
Soutenance de thèse : Alison Gorel-Le Pennec
Une élite moderne pour l’architecture. Henri Ciriani et les siens.
Samedi 11 décembre 2021 à 14h à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - Galerie Colbert (salle Jullian, 1er étage), 2 rue Vivienne, Paris 2e
Jury
M. Jean-Philippe GARRIC, professeur, Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
Directeur de thèse
Mme Éléonore MARANTZ, maîtresse de conférences,
Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Examinatrice
M. Antoine PICON, professeur, Harvard University,
Examinateur
Mme Estelle THIBAULT, professeure, École nationale
supérieure d’architecture de Paris-Belleville, Rapporteure
M. Jean-Louis VIOLEAU, professeur, École nationale
supérieure d’architecture de Nantes, Rapporteur
Résumé
La notion d’élite architecturale fait partie de ces questions à la fois centrales pour la profession et sensibles à utiliser, tant sa définition est plurielle et que depuis les années 68 les architectes continuent de chercher leur raison d’être. L’enseignement d’Henri Ciriani-UNO offre un cas d’étude idéal pour en discuter. De fait, dans un contexte de crise de la profession depuis la décennie 1960, quel idéal social et professionnel faire valoir ? Une question liée à l’identité – complexe – d’architecte, qui englobe les dimensions réelle et imaginaire, et à l’origine de prises de position. D’après une enquête essentiellement internaliste centrée sur une prise en compte de la subjectivité, et suivant l’hypothèse que les espaces d’enseignement conditionnent en partie l’organisation du champ architectural, cette recherche revient sur l’histoire de l’enseignement d’Henri Ciriani-UNO pour comprendre et expliquer le succès et les limites du projet d’envergure et d’excellence porté par le groupe d’élite composé de grands serviteurs de l’État. Un projet révélateur de représentations et de principes qui, entre conceptions traditionnelles et valeurs nouvelles, constituent un modèle paradigmatique mis à l’épreuve du temps. Comprendre et analyser la consécration d’un groupe d’architectes en France en cette fin du XXe siècle, mais aussi saisir son évolution par rapport à l’époque postmoderne : entre histoire sociale de l’architecture et histoire des mentalités, mais aussi entre histoire de l’enseignement de l’architecture et histoire de la profession, tel est le but de cette thèse attachée à une approche dite compréhensive
Mots-Clés
Élite architecturale, Entre-deux-Mai, enseignement de l’architecture, héritage du Mouvement moderne, architecte-artiste, architecte-intellectuel.
Informations
Entrée libre dans la limite des places disponibles et sur présentation d'un passe sanitaire valide.