COLOUR IN THE WORKING PROCESS

ARCHITECTURE AND COLOUR
The British Architectural Library
Drawings Collection
Heinz Gallery
21 Portman Square, London W1H9HF
Curator: Jill Lever
March 4 - April 7 1993


Henri Ciriani's exhibit

I am not a black and white drawing architect.
Even if colour is not central to my work it is "indispensable". It is always present in all stages of the working process.
Once I started having some assurance about my architecture, colour, which until then was applied "on" surfaces, began to interest me as an identifying code* for circulation systems for example, or as a possibility of "paying back" the debt we architects owe towards the avant-garde artists of our century by using colour "in" space.
The five drawings from Péronne's working process will explain maybe better than words the "place" of colour in my work:
 
N°1 - Street entrance
Here colour is the colour of materials: brick, white concrete, grey stone, glass and marble. In the process this is the moment for subdued relationships. Importance of a realistic approach.


N°2 - Entrance, first project
Colour used in order to identify an activity.
It also has the responsibility of covering a certain area. The use of opposites (green/black) to detach the form givers from the enveloping surfaces also allows for testing the potential of this built-in furniture of becoming more important by attaining the status of an artistic work equalling it with the more permanent elements of the building.


N°3 - Entrance, definitive solution
The primary colours of the lift are the same as the lift in drawing #5. It wished to convey the idea of metal machines, as artistic as the first robots...


N°4 - Hall, first project
Colour is not the real colour. It is just a working device: giving volume to a plane.

 
N°5 - Hall, second project
Through colour we are trying to give the space a more lively feeling in order to contrast with the more spiritual monochromatic museum spaces. Colour here is spread around the lift. We tried to suggest the playful images of flag messages from ships at sea as our mind recalls them from films of the First World War, albeit excluding a childish approach to coloured forms.

Henri Ciriani
Paris, February 1993


* These notes do not refer to my work in housing where colour accomplishes very functional tasks such as framing, differentiating layers, distinguishing the thickness in walls, blending into the sky, warming up, preventing dust, marrying incompatible woods, illuminating, etc.


South façade

Entrance upper level


Lift lower level


A L'AGENCE GOMIS 38 BOULEVARD RASPAIL

Réalisation d'un pavillon sur un ponton amarré rive droite sur le quai Rives de Seine
Projet de 1966

les Glénans, 1966


DEPLIANT D'EPOQUE


FAUT-IL BRÜLER LE CORBUSIER?

 Fin 2005, alors qu'on fêtait les quarante ans de la mort de Le Corbusier, Le Monde 2, supplément hebdomadaire du journal Le Monde, publiait dans son numéro 98, "Les photos de l'année 2005", un dossier consacré à Le Corbusier. Dans le chapitre "Faut-il brûler Le Corbusier?" étaient publiés quatre témoignages d'architectes: Roland Castro, Olivier Chaslin, Paul Chemetov  et Henri Ciriani.

Ci-dessous  la réponse de Ciriani:

La pensée de Corbu se situe à une époque historique précise, l'époque héroïque de l'entre-deux-guerres, dont l'enthousiasme débridé, l'ambition esthétique et la foi sans faille dans le progrès sont les caractéristiques majeures. Tout dans l'époque actuelle s'y oppose.

Les principes d'urbanisme de Corbu  --La Charte d'Athènes--  étaient des efforts pour rationaliser les activités humaines dans le but d'éclairer la pensée urbaine afin de résoudre des problèmes tels que l'hygiène (horreur des cours d'immeubles rendues responsables des maladies) ou le mitage du territoire. Ces principes simples furent détournés par l'avidité des intérêts économiques s'emparant de cette esthétique de la nudité à laquelle fut enlevée toute la générosité spatiale.

Ce que nous devons conserver de l'héritage de Corbu, c'est sa foi, sa capacité à créer un projet unique pour une architecture où se mêlent avec la même intensité l'idéologie, l'ergonomie, le confort humain et la technologie. Ce n'est pas sa pensée qui fait des dégâts mais son détournement, c'est surtout que sa pensée est tombée dans les mains de gens sans scrupule ni talent.

Grâce au plan Voisin, Corbu sut attirer l'attention de ses contemporains sur l'urbanisme moderne, sa transgression, sa rupture avec la ville du passé, sa force, son idéal... sa nouveauté. Aujourd'hui, les détracteurs de Corbu ne cherchent qu'à se faire remarquer cas ils n'incarnent pas une nouvelle pensée urbaine ni ne font preuve d'une grande créativité. C'est par leur opposition à Corbu qu'ils trouvent un écho médiatique.

LA MAIN ET LE DESSIN





Un dessin possède un potentiel que la main développe, arrête, rate ou réussit, c'est à dire qu'elle en garde la magie. Quand cela arrive, la main laisse la place au cerveau, qui décide ce que l'on voit.
L'œil, qui n'avait rien perdu du processus, apprécie davantage le cours que prennent les idées révélées par le dessin.
De ces trois intervenants, hiérarchiquement la main, l'œil et le cerveau, c'est le premier qui nous intéresse ici, même si, in fine, il revient au cerveau de décider car c'est à lui de retenir --lorsque la main "fait"-- les directions qu'elle abandonne.
Le moment le plus émouvant c'est, évidemment, quand l'idée d'espace nous "aspire" dans la chose dessinée.
Cadrer à droite, rendre léger à gauche et laisser l'horizon dominer.
Rassurer le vertige pour succomber à l'attrait du large...devant soi.

SOUVENIR DE LA BELLE ÉPOQUE D'ARLES

Ce reportage photographique fut réalisé par Allen Cunningham, architecte britannique et grand ami, les 15 et 16 mars 1995.

Balladur parti, Ciriani s'adresse aux arlésiens

 De gauche à droite: Claude Sintes (Conservateur adjoint du Musée), Marie-Christine Béyoud, administrateur du Musée, Jean-Maurice Rouquette, Conservateur en Chef des Musées de la Ville d'Arles, Ciriani et Jean-Pierre Camoin, Maire d'Arles 


Jean-Maurice Rouquette face aux arlésiens, à côté de Ciriani

 

Et, après la cérémonie, visite du bâtiment par Allen Cunningham :


Puis, le lendemain --what else?-- visite de la Cité Radieuse chez Corbu :

Les quatre Ciriani et Enrique Santillana, le neveu architecte

Petits souvenirs de l'été '76

QUALE MOVIMENTO MODERNO?

Débat dans l'auditorium du Palazzo del Cinema, Lido de Venise, 1er août 1976
dans le cadre de la première exposition d'architecture à la Biennale de Venise  EUROPA-AMERICA,
CENTRO STORICO, SUBURBIO


© Marcela Espejo

1er rang:  Jean Deroche, Henri Ciriani & Paul Chemetov (de l'AUA), Aldo Van Eyck, Hans Hollein, Giancarlo de Carlo et Herman Hertzberger

2ème rang: James Stirling, Robert Venturi, Denise Scott-Brown, Emilio Ambasz, Carlo Aymonino, Peter Eisenmann et Robert A.M.Stern

3ème rang: Stanley Tigerman, John Hejduk, Carlo Ripa di Meana (président de la Biennale), Joseph Rykwert, Lucien Kroll, Alvaro Siza et Oriol Bohigas

Assis, de dos : Vittorio Gregotti.
Absents au débat mais présents à Venise: Raimund Abraham, Ricardo Bofill, Craig Hodgetts, Richard Meier, Charles Moore, Cesar Pelli, Aldo Rossi et Oswald M.Ungers.


© Michel Desjardins
 
SALLE A.U.A. DANS LES MAGAZZINI DEL SALE, ZATTERE

A droite: la maquette du projet d'Evry (dépôt Beaubourg)
A gauche: divers projets de l'AUA

Voir aussi la présentation de l'expo qu'en fait la Biennale sur son site:   cliquer ici

Ainsi que Gregotti: cliquer ici
 

Premier Syndicat de l'Architecture en 1979

Ci-dessous les notes prises par Henri Ciriani lors d'une réunion du Syndicat de l'Architecture en préparation de la première édition du Journal du syndicat

SPÉCIFICITÉ ARCHITECTURALE
Dégager des critères (non polémiques)
Re-présentation (du bâti)
Rupture avec les maîtrises

L'industrie déclare "tout" comme étant le domaine de l'architecture, donc on l'évacue...

Deux aspects:
. l'architecte fait toujours un choix libre à l'intérieur du projet. Il faudrait confirmer ce choix, comme un choix spécifiquement architectural (artistique) indépendant, la pratique architecturale étant idéologique.
. une seule évidence: on ne peut pas faire autrement
. la notion du temps comme synonyme de qualité
. statut de l'architecte/statut de l'enseignent = liberté de manoeuvre du pouvoir
. le statut de l'enseignant n'est pas clair quant à la dimension universitaire, architecturale, pédagogique, créative (le temps propre), idéologique, "morale", sociale...
. rapport avec l'outil de travail modifié, le salariat aussi*. différence avec un syndicat d'ingénieurs, de médecins
. pas se substituer aux élus politiques mais leur révéler l'architecture

La lutte, entre autre, par l'architecture

1. Le syndicat s'inscrit dans une lutte politique
2. Le pouvoir et ses différentes instances évacuent l'architecture
3. Nous nous emparons de l'architecture comme arme politique
4. L'axe de réflexion sur la spécificité architecturale déterminerait les moyens de notre stratégie
5. Satisfaire des besoins fondamentaux

L'architecte 
A. libre de faire son choix du sujet d'architecture
B. sa pratique n'est qu'idéologique

A. Les moyens d'architecture définissent la clarté du choix, la plus grande maîtrise permet de transparaître sur le produit
L'idéologie conditionne la production du projet entre autres

Souscriptions (pour une autonomie)

Aide au CERA (Fortier)

LE JOURNAL DE L'ILE DE FRANCE                                                                                               

. les cahiers de l'architecture
. l'action unique, la conquête sociale et culturelle
. réflexions, contributions
. le dessin
. offres d'emploi, demandes
. liste d'adhérents IDF

Encadrer   -   Épaissir  -  Révéler

Encadrer: portique, porter (un poids), déplacer l'observateur, entrer, sortir, choisir, volonté, vouloir, fixer, délimiter, dimensionnel

Épaissir: mur, intérieur/extérieur, profondeur, clair/sombre, "former", "faire", intime/commun, fermé/ouvert

Révéler: lumière, parois, colonnes, volumes, plans objets (intérieur), "éclairer", "montrer", orienter, contre jour, apparaître, lourd/léger, centrer, déplacer

L'espace passe, la lumière reste - s'accroche

L'architecte passe, l'architecture reste - perdure

Perdurer est intrinsèque à la nature de l'architecture
Constituer un espace tenu par l'architecture devient la première loi urbaine (le lieu)


LE TEXTE QUI SUIT EST UNE INTRODUCTION RÉDIGÉE AU MËME MOMENT PAR UN AUTRE MEMBRE DU SYNDICAT (soit Patrick Colombier soit Jean Nouvel)



Transcription des notes ci-dessus:
"Le syndicat de l'architecture fonde son activité sur la reconnaissance de la dimension culturelle et sociale de l'architecture, acte créatif et discipline spécifique, dénigrés, marginalisés, niés par les actes et les discours de l'appareil gouvernemental et par la domination du profit sur le cadre bâti."


LA COURDANGLE 35 ANS APRES




Crédits photographiques: Jean-Marie Monthiers, Marcela Espejo (reportages 1982); Henri Ciriani (reportage 2017)