RÉNOVATION DE MAISON A SAN ISIDRO, LIMA, PÉROU


1 commentaire:

  1. Voici quelques lignes écrites à la demande de l'école d'architecture de Tunis:

    LE TRIPLE SALTO AVANT DE L’ARCHITECTE CIRIANI

    1. La période classique

    C’est lorsque j’ai découvert dans les années 70 son premier grand projet de logements en France à Marne-la-Vallée (La Noiseraie 1) que j’ai compris que Ciriani était un classique.
    C’est-à-dire un architecte inscrit dans la culture architecturale italienne de la Renaissance, y compris l’héritage romain.
    Des règles et des modes opératoires oubliés par les modernes de la reconstruction de l’après-guerre réapparaissaient : symétrie, axe, monumentalité, proportions, déclinaisons, haut et bas, socle, frise, colonnes, masse.
    A propos de Noiseraie 1, Ciriani à lui-même parlé de « frise couchée », comme Perrault pour la colonnade du Louvre : la frise, au lieu d’être l’horizontale qui coiffe le haut du bâtiment, est posée au sol. Elle est inversée, couchée.
    Petit à petit, à partir des années 80, Ciriani s’est affranchi de l’héritage classique pour entrer dans l’aventure plus libre de l’œuvre de Le Corbusier.
    Ainsi, il progressait comme le maître, lui-même très influencé dans sa jeunesse par la grande architecture grecque et romaine.


    2. Les références à Le Corbusier

    C’est à partir des années 80 que Ciriani décide de revisiter toute l’œuvre de Le Corbusier. D’abord dans son enseignement, puis dans son travail d’architecte.
    Il nous oblige à étudier tous les projets contenus dans les 8 volumes de l’Oeuvre Complète. Nous étudions d’abord toutes les villas blanches des années 20 et 30. À l ‘école UP8 Paris-Belleville nous faisons des maquettes de ces villas à l’échelle 1/20, avec tous les détails intérieurs.
    L’objectif pédagogique n’est pas de reproduire un style mais de comprendre les dispositifs d’espace et de lumière inventés par Le Corbusier : plan-libre, volumes, structure, circulation-promenade, lumières.
    Cette pédagogie, Ciriani la transpose et la construit dans ses projets d’architecte.
    Notamment : Maison de l’Enfance à Marne-la-Vallée, Cuisine de l’Hôpital Saint-Antoine.


    3. La période « Américaine »

    J’appelle cette troisième période, à partir de la fin des années 90, « américaine », parce que Ciriani dilate de plus en plus les espaces intérieurs. Les volumes extérieurs sont libres et flottants. L’architecte jongle dans toutes les dimensions et atteint la maîtrise.
    Les bâtiments les plus brillants de cette dernière époque sont : Musée de Péronne, Centre d’études INRIA de Rocquencourt et Maison à Lima au Pérou.

    Dans le dernier livre « Vivre Haut » (Edition Crossborders 2011), Ciriani dessine son idée de ville. Il transpose tout son savoir sur l’espace à l’échelle urbaine.
    Plutôt que d’une utopie, je crois qu’il faut parler ici d’un rêve possible, d’une narration joyeuse.

    Une fois de plus, Ciriani nous rappelle qu’un architecte ne doit être adepte que d’une seule philosophie : l’optimisme.

    Michel Bourdeau Architecte
    www.michelbourdeau.jimdo.com

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